vendredi 19 octobre 2007

Créateurs d'émotions

Garbage art-cimetière de montparnasse cimetière Montparnasse 1er novembre 2006


Hier soir, nous avons regardé à la télé le film "Jésus de Montréal" sur ARTE. En dehors du fait que ce film, qui date de 1989, est excellent, ce dont je veux vous entretenir ici a un rapport avec la scène finale où deux jeunes femmes chantent un superbe chant religieux, dans un grand hall du métro montréalais. Nous nous faisions la réflexion que ce chant, dans un tel endroit, avec cet effet "cathédrale", devait donner la chair de poule aux passants.
Mais qui de la poule ou de l'oeuf est arrivé en premier ? Mais qu'est-ce qu'il nous raconte là, c'est quoi la chair de l'oeuf ?
Je m'explique, nous trouvons généralement que les chants religieux interprétés dans une église, une cathédrale ou un espace identique sont splendides et procurent un sentiment de paix et de plénitude. Qui n'a pas été ému en écoutant un lent récitatif d'orgue dans une église, surtout lors d'un enterrement ? Qui n'a pas frissonné à l'écoute du début du Requiem de Berlioz ou durant l'exécution du Messie de Haendel ?
D'autres aiment la période de Noël, car elle inspire la joie, la fête, le cocooning douillet et plein de beaux souvenirs d'enfance (d'autres l'exècrent pour les mêmes raisons, mais là n'est pas mon propos aujourd'hui).
Mais ces chants n'ont-ils pas été conçus pour inspirer cela, et la période de Noël, avec tout ce qui l'entoure, n'a t elle pas été "construite" par les hommes pour justement générer cela ? Ce que je veux dire, je crains de ne pas avoir été très clair, c'est qu'on ne peut pas dire "tiens ce chant est vraiment émouvant, il colle bien à l'ambiance" quand il faudrait dire "On a voulu susciter chez les spectateurs tel sentiment, alors on a construit ce chant dans ce but". "La période de Noël doit inspirer ceci, donc faisons tout pour qu'elle l'inspire". C'est l'homme qui créé sa propre émotion musicale ou festive et non une chose sans but précis que l'homme ensuite d'un seul coup qualifie de telle ou telle manière.
En fait nous sommes tous des créateurs d'émotions.
Bon c'est pas tout ça, mais moi ce qui me met la chair de poule c'est la musique de Sigur Ros ou un bon vieux blues de John Mayall ou Stevie Ray Vaughan. Mais eux aussi on tout fait pour me hérisser, positivement, les poils des bras ;-))
The Binman

J'ai rêvé d'une poubelle, ni tout à fait la même, ni tout à fait une autre

Garbage art-J'ai rêvé d'une poubelle, ni tout à fait la même, ni tout à fait une autre

Oui, comme vous l'avez déjà compris, j'aime faire les poubelles.

Je fais même des rêves sur ce thème, si !
J'ai déjà rêvé que je trouvais des trésors dans une poubelle. Attention pas un coffret rempli de pièces d'or, mais juste une vieille BD de Tintin, par exemple. Un album inconnu, une histoire inédite, n'existant qu'en un seul exemplaire, genre "Tintin au Québec" ou "Le mystèrieux rayon de Vierzon" (ce dernier est très passionnant, l'histoire commence à la gare d'Austerlizt où Tintin attend, sur le quai, le retour du professeur Tournesol, qui normalement revient d'un congrès scientifique à Vierzon. Vous vous doutez bien qu'il n'est pas dans le train. Alors Tintin décide de ... mais chut je ne vous en dirai pas plus ...).

Hélas, à mon réveil, j'ai beau fouiller ma bibliothèque de BD, pas une trace !!
Alors je me suis amusé à figurer le contenu idéal d'une poubelle, trouvée au coin d'une rue déserte ... et en plus, j'ai avec moi un grand sac vide, comme par hasard ...
Mais cette fois ce n'est pas un rêve, car tout ça je l'ai déjà. Comme ça, vous avez une petite idée de ce que j'aime, entre autre. Alors garnissz correctement vos poubelles la prochaine fois que je passerai par chez vous !!
Et vous, elle vous a fait rêver cette poubelle idéale ? ;-))
The Binman

jeudi 18 octobre 2007

In - Out




Garbage art-In - Out avion


Garbage art-In - Out"In-Out" tel est le titre de ce tableau, inspiré par des films tels que "Philadelphia Experiment" ou "Nimitz retour vers l'enfer" ou "rencontre du troisième type".
Une référence aussi au mythe du triangle des Bermudes, très en vogue dans les années 50-60.
La bande dessinée est tirée d'une des aventures de Buck Danny, série créée par Jean-Michel Charlier et Victor Hubinon (vieille BD déglinguée recyclée ! J'ai un autre exemplaire entier bien sûr) et la maquette de l'avion a été réalisée par mes soins, il y a une dizaine d'années. Comme elle avait beaucoup souffert dans mes nombreux déménagements, je l'ai utilisée là, plutôt que de la jeter aux oubliettes de l'histoire.
Voilà rien à dire de plus, juste regarder et rêver ...
The Binman

Dimensions cadre compris : 51 cm par 44 cm

nota bene : sur la photo de l'article Backstage vous pouvez voir l'esquisse de recherche pour ce tableau ...

L'existence de freinage

Garbage art-l'existence de freinage-roman3

"L'existence de freinage", voilà un titre de livre qui est venu d'un coup, comme ça, un jour dans ma tête.
Depuis je me suis raisonné, je sais bien que je ne l'écrirai sans doute jamais. Mais ce titre me plaît bien et comme je ne veux pas qu'on me le pique, je le protège en le mettant ici en scène. Comme ça si, un jour, un auteur indélicat l'utilise, je pourrais lui faire un procès pour plagiat manifeste ;-))
Merci à Philippe pour sa large contribution à l'idée et l'initialisation de cette photo-montage.
The Binman

mardi 16 octobre 2007

Réduction des champs du possible

Garbage art- AmsterdamRéduction du champ des possibles ou réduction des champs du possible, j'avoue avoir hésité quant au titre. Mais non c'est bien le bon que j'ai choisi et je vais m'en expliquer.
Cette réflexion vient en complément du précédent article "Ton horloge retarde de 4 minutes, on dirait". Rappelez-vous nos explorateurs qui explorent de l'autre côté de l'atlantique sans savoir même quel heure il est en Europe, alors que maintenant on sait tout de tout en temps réel.
La physique quantique nous expose, en résumé, que plusieurs possibles existent pour la réalité. Ne pensez-vous pas qu'avec la technologie moderne et l'ère de la communication globale, nous restreignions ces possibles, puisque notre imagination est contrainte, de fait, par les informations que nous pouvons recevoir sur tout en temps réel ?
Quand nous pensons à une situation précise avec des personnes précises qui évoluent dans des lieux précis, est-ce la réalité ou une autre réalité ? Sinon qu'est-ce ? Est-ce moins réel que ce que les gens vivent vraiment ? Avant on ne pouvait que supputer ce que les gens vivaient hors de notre vue, maintenant un simple coup de fil nous ramène dans leur réalité où qu'ils soient, ceci est encore plus vrai depuis l'avénement du téléphone mobile et l'explosion de son usage.
Quelles libertés reste-il aux possibles différents ? Même si à un moment ils peuvent exister concomitamment, le fait de rapprocher les personnes par la communication instantanée les annihilent.
Une preuve par l'exemple : sur la photo ci dessus, prise à Amsterdam, que savons-nous de ce couple à vélo ? Où allaient-ils, qu'ont-ils fait le soir même, le lendemain ? Et que font-ils à cette heure présente ? Tout est imaginable, tous les possibles sont envisageables, et chacun d'entre nous aura le sien ou même les siens. Et cela car vous comme moi nous ne les connaissons pas. Mais il suffirait, pour restreindre le champ des possibilités, que nous disposions de leur numéro de portable, par exemple, pour n'avoir plus qu'une possibilité de leur réel.




Autre souvenir d'Amsterdam sur cette photo, décidément cette ville m'inspire, nous y étions le soir du résultat du deuxième tour des élections présidentielles 2007. Si nous n'avions pas allumé la télévision pour voir les infos (notre amie captait les chaînes françaises sur le câble), nous aurions pu tout imaginer jusqu'à notre retour en France. Une victoire de Ségolène par exemple, avec toutes les conséquences différentes pour notre quotidien d'aujourd'hui. C'est ce que l'on appelle une uchronie. L'uchronie (alternate history en anglais) est un genre littéraire qui repose sur le principe de la réécriture de l’Histoire à partir de la modification d’un événement du passé.« Le nez de Cléopâtre, s’il eût été plus court, toute la face de la terre aurait changé » ( Blaise Pascal, Pensées, 90).
Voilà c'était la pensée du soir, peut être n'a-t-elle aucune importance, mais elle trotte quand même parfois dans ma tête. Pensez-y vous même de temps en temps, vous verrez ...
Je vous souhaite le bonsoir.
The Binman

Escape

Garbage art - Escape

Escape tel est son nom, comme la petite touche en bas à droite du tableau. Que peut-il bien se passer si on la presse ?
Ce tableau en dérange certains, mais il reste un de mes préférés. Cet être est-il humain ? Est-il en phase terminale ou en régénération ?
Ou est-ce sa seule condition de vie ? Tente-il de communiquer avec nous avec ces signes inscrits un peu partout ?
The Binman
Dimensions : 41 cm par 48,5 cm.